NADEGE BERAUD KAUFFMANN

HISTOIRE

Marie-Madeleine Fourcade, cheffe du réseau Alliance

Marie-Madeleine, qui s'appelle encore Méric du nom de son premier époux, entre en Résistance dès 1940. Avec un cercle d'amis fréquentant les mouvances d'extrême-droite, dans un premier temps favorables à Vichy, elle crée un réseau de renseignement militaire. Après le durcissement de la politique de collaboration de la France au début de 1941, le mouvement "Alliance" se place sous la coupe des services secrets anglais, le MI6. Marie-Madeleine sera la seule femme officialisée à la tête d'un réseau de Résistance en France.

Les Soeurs Bergerot, la Résistance en famille

La famille Bergerot a été très marquée par les différents conflits contre l'Allemagne. Patriotes, emplies de rancoeur, les trois soeurs acceptent dès 1942 de mettre à disposition des passagers clandestins, en provenance ou à destination de Londres, leur château de Villevieux (Jura). Dans l'atmosphère lourde de l'Occupation, les fugitifs y trouvent un accueil familial, une sérénité, un confort et des soins sans pareil. 

Krystyna Skarbek, héroïne polonaise

Engagée dans la Résistance dès 1940, elle passe de longs mois en Hongrie sous une fausse identité durant lesquels elle se rend régulièrement à la frontière slovaque et jusque dans les montagnes du sud de la Pologne. Elle y tisse des liens avec la Résistance locale et étoffe les réseaux. Découverte, elle fuit au Caire où elle est formée comme radio-opératrice et où elle s'entraîne au parachutage. En juillet 1944, elle est parachutée au-dessus de Vassieux-en-Vercors afin de rejoindre Francis Cammaerts et le réseau Jockey...

 

Gilberte-Louise Champion, agent du réseau Jade-Fitzroy

Gilberte Champion nous a quittés il y a peu, le 18 novembre à l'âge vénérable de 107 ans. Elle a été pendant la guerre un agent du réseau Jade-Fitzroy, chapeauté par le MI6 britannique puis par les services français du BCRA. Après avoir oeuvré en France quelques temps, elle est arrêtée, torturée par Klaus Barbie sans jamais rien révéler. En 1945, elle reviendra en vie du camp de Ravensbrück. 

Odette Sansom, alias Madame Churchill

Odette Sansom, née Brailly, répond à l'appel du SOE en 1941 et est envoyée comme agent spécial en France après une formation intense. Elle oeuvre efficacement pour le réseau Spindle aux côtés de Peter Churchill, homonyme du Premier ministre britannique. Mais Hugo Bleicher agent de l'Abwehr infiltre le groupe et permet son démantèlement. Envoyée à Fresnes puis à Ravensbrück, Odette emprunte le nom de Churchill. C'est peut-être grâce à cela qu'elle survit à deux condamnations à mort. Elle subit tout de même la torture et les mauvais traitements. Après la guerre, elle est récompensée par la George Cross et la Légion d'Honneur et est appelée à témoigner au procès de Ravensbrück.

Renée Jolivot

Novembre 1942: tout le sud de la France qui était en zone libre vient d'être investi par les Allemands. À Lyon, plateforme de la résistance de la région, la traque contre les résistants s'intensifie. C'est le moment que choisit Renée Jolivot, propriétaire d'un salon de coiffure situé dans le sixième arrondissement de Lyon, pour s'engager dans la lutte contre l'occupant. Après la guerre Renée Jolivot, malgré de longs mois passés dans l'enfer des camps, renaît comme militante féministe.

Retrouvez cette biographie ainsi que celle de trois autres femmes de la région dans mon ebook "Résistance et Résistantes en Rhône-Alpes, 1939-1945"

Jacqueline Nearne alias Designer 

 Recrutée et formée comme agent pour les services secrets britanniques, Madame Nearne travaille plusieurs mois en France pour la Résistance. Après la guerre elle accepte d'endosser son propre rôle dans un film dédié à l'action des agents secrets durant la guerre.